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PARTIE 1 chapitre 4 le Mar 22 Mai - 22:09
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Chapitre 4 :
L’appel du rêve
Chapitre 4 :
L’appel du rêve
-Penses-tu qu’il va bientôt se réveiller ? Demanda Daniel, inquiet du sort de son ami.
-Je ne sais pas, mais je l’espère, soupira Michaël
C’était au moins la dixième fois de la soirée qu’ils échangeaient les mêmes paroles.
En fin d’après midi, n’ayant pas vu leur compagnon, ils avaient appelé Naïla mais celle-ci n’était pas là : Jonathan avait répondu au téléphone et, d’une voix joyeuse, avait dit que son frère était à « l’hôpital Saint Jo ». Daniel, Aurélien et Michaël y étaient donc allés et avaient trouvé Naska sur un lit d’hôpital, à côté, sa mère le veillait. En les voyant entrer, elle s’était levée et leur avait dit : «Merci, merci d’être venu ». Ils avaient hoché la tête et avaient demandé ce qui s’était passé. Elle leur avait relaté les faits et expliqué qu’elle était ici depuis qu’on l’avait appelé à deux heures de l’après-midi. Ils lui avaient bien proposé de la remplacer au chevet de Naska, mais elle ne voulait pas partir.
Depuis que Naska avait prononcé le mot étrange, il n’avait pas bougé d’un pouce, ce qui inquiétait les infirmiers, même s’ils n’étaient pas au courant que leur patient avait parlé, c’est le micro réveil qu’ils avaient détecté chez leur patient. Normalement, Naska devrait être réveillé depuis longtemps, pourtant il ne semblait pas sortir de cet état de léthargie.
Naïla bailla.
-Tu devrais te reposer un peu Naïla. Conseilla Michaël.
-Non, non, je ne suis pas fatiguée. Assura-t-elle.
Bien sûr, c’était faux. La jeune mère était épuisée par la douleur de l’incertitude et de l’attente ainsi que par le manque de sommeil : il était déjà huit heures du soir ! Elle finit par céder quand une infirmière lui proposa de s’allonger sur le lit adjacent à celui de Naska. En lui promettant de venir tous les quarts d’heure pour voir l’évolution de l’état de l’enfant et de la réveiller à la moindre nouvelle, l’infirmière avait réussi à la convaincre. Les trois jeunes gens avaient dû rentrer chez eux à la suite d’un appel de leurs parents, qu’ils avaient prévenus de leur visite à l’hôpital auparavant.
Pendant ce temps là, Naska avait recommencé à rêver, mais cette fois ce n’était pas des images qui défilaient derrière les paupières fermement closes du jeune homme, c’était des voix qui tournaient et retournaient dans sa tête. Elles étaient douces et inquiétantes à la fois car une pointe de peur perçait. Elles n’étaient pas dans sa langue maternelle, elles étaient dans une langue bizarre, mais très jolie à entendre. Sans savoir comment, Naska comprenait cette langue, qui lui était pourtant inconnue jusqu'à ce jour.
Le rêve était aussi fait de sentiments de crainte, de peur et de désarroi comme quand on supplie quelqu'un mais que l’on n’est pas sûr que cette personne dira oui. Naska se sentait comme poussé, attiré par ce rêve.
Les voix disaient : « Ashklin, greis d ponie. ». Ce qui veut dire : « Ashklin, viens à nous. »
« Ashklin », de toute évidence c’était le nom de quelqu'un, mais qui ? La réponse restait incertaine pour Naska, même s’il en avait une petite idée.
Le rêve audio/sensoriel prit fin, et la longue attente du réveil recommença. Naska était tout à fait conscient mais ne comprenait pas les voix autour de lui, il se sentait lourd et ne pouvait pas bouger.







